Mais que s’est-il passé à Bascule Argoat ces dernières semaines ?

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Tout d’abord, un grand Merci à Etienne Drd pour ton engagement au sein de l’association ces trois dernières années ! Etienne nous quitte a présent, avec nombre d’outils à sa disposition pour continuer de faire basculer son entourage et son prochain territoire d’ancrage. A bientôt, nous te souhaitons une très bonne continuation 😁

Ce départ d’un membre historique de l’association est heureusement équilibré par 4 nouvelles têtes, venues rejoindre l’équipe, le mode de vie et l’engagement de Bascule Argoat. À Candice, Énora, Lorena et Léo, bienvenue en centre-bretagne ! Je vous souhaite une belle expérience au service de la bascule écologique et démocratique de ce territoire.

Avec cette nouvelle disposition d’équipe, nous avons donc proposé un premier atelier, en lien direct avec notre intention de créer des « communs nourriciers » : la fête de la chataigne. Une chouette journée de ramassage et de transformation ou l’on s’est échangé recettes et techniques d’épluchage entre voisins. Chacun est donc reparti avec plusieurs bocaux de crème de marrons.

Mais qu’est ce donc qu’un commun nourricier ?

Il s’agit de structures, hors système capitaliste, qui répondent à un objectif nourricier pour l’ensemble de la population. Ces structures peuvent être auto-gérées, et doivent toujours être ancrées localement.

Au Le GRAND Manger, un cycle d’événements Pour une Sécurité sociale de l’alimentation (SSA) est en cours ! Le livre Régime Général y est arpenté et la première conférence gesticulée sur le thème de la SSA y sera jouée à la fin du mois. Au Le Bois Du Barde, la question des communs nourriciers et de la SSA est aussi étudiée, et le Conseil de développement du Pays Centre Ouest Bretagne a également marqué un intérêt à de saisir de la question. Cette alternative a donc de beaux jours devant elle en pays COB ! Nous souhaitons prendre la part à la construction de notre résilience alimentaire autour de ce projet de SSA.

Et en parlant de résilience, #Ciaran nous a donné l’occasion d’un test grandeur nature !

Et c’est difficile de penser que nous sommes suffisamment prêts ! Par chance, l’eau n’a pas été coupée ici, et de toute façon la source la plus proche est potable et de bonne qualité (c’est pas courant !). Autre chose qui n’était pas courant, c’est l’électricité. 5 jours à la bougie.

Nous avons donc été voir nos voisins les plus proches pour nous assurer que tout le monde allait bien et pour échanger les nouvelles du village. On vous en fait profiter aussi : des travaux ont été faits au vieil hôtel Tournebride. Le propriétaire anglais à envoyé des ouvriers pour installer une baie vitrée. Il serait en procès familial avec une grosse somme à la clef, et aurait toujours en tête la rénovation de l’hôtel. On espère que le rythme des travaux dépassera celui de la détérioration naturelle du bâtiment qui s’accélère a chaque coup de vent hivernal…

Ce jour là, les autres îles composant l’archipel La Bascule étaient réunies à Bascule Argoat pour des retrouvailles/rencontres festives, des discussions autour des valeurs de l’archipel, de ce que l’archipel peut porter en plus des projets collectifs des îles.

Les discussions à la bougie se sont notamment portées sur la composition du mouvement et l’articulation des déclinaisons des modes d’action des îles. Les prochaines rencontres de l’archipel (sans doute à la La Caserne Bascule) devraient permettre d’aborder des éléments de stratégie. Ici nous attendons ces prochaines avancées avec hâte !

La tempête à emporté plusieurs panneaux solaires thermiques a tubes, insuffisamment protégés. Les panneaux faisaient partie d’un combiné chaudière bois/solaire, don d’une personne à notre association, actuellement en cours d’installation (les soirées sont fraîches, merci les combinaisons de ski de chez ty recup). Malheureusement ils ont été brisés par les vents. En revanche, heureusement que nous avons cette compétence low-tech de pouvoir fabriquer des panneaux thermiques de substitution avec du matériel de récupération.

(PSST ! On fait une formation low-tech la semaine prochaine justement ! Hasard du calendrier, promis !)

Des membres de Bascule argoat ont participé en plus de tout ça, en vrac, à un chantier jardin/biodynamie chez un ami & voisin, à des cours de français à destination de personnes exilées, au Ramdam sur le macadam de l’autoroute A69, et à une excursion d’une semaine dans un territoire inspirant, qui a su mettre en place des alternatives efficaces. Nous sommes revenus boosté.es et nourri.es par ces découvertes.

Pour finir, nous traversons en ce moment une difficulté toute particulière. La préfecture, accompagnée par la gendarmerie, les pompiers, (le SDIS), ainsi que l’équipe de la mairie de la commune de Plouray, ont émis un avis défavorable pour les activités d’Établissement Recevant du Public (ERP) de notre association.

Nous devrions recevoir bientôt une mise en demeure d’effectuer d’important travaux de mise aux normes. Nous devons notamment installer une douzaine de portes coupe-feu, faire attester de la non-vétusté de l’installation électrique, construire des murs coupe-feu, emmurer la cage d’escalier… L’estimation basse des frais a engager atteint les 40 000€.

Au delà du renforcement des mesures de sécurité -auxquelles nous prenons soin, le climat de répression qui s’installe au dessus des voix écologistes qui s’élèvent pousse sans doute les administrations à un excès de zèle.

En tant que petite association, 6 mois pour faire de gros travaux extrêmement onéreux s’inscrit selon nous dans une dynamique de musèlement des oppositions politiques au capitalisme et à la destruction du vivant : nous incarnons une auto-organisation non hiérarchique qui sans doute, mérite d’être la cible de l’administration, plutôt que les coupables d’écocide…. Nous lèverons donc prochainement les fonds strictement nécessaires aux travaux a engager pour le maintien de l’association et de ses activités.

Mais aujourd’hui, la dissolution de Les soulèvements de la terre a elle-même été dissoute, ce qui nous remplit, comme toutes les composantes du mouvement écologiste et autogestionnaire d’une nouvelle forme de détermination. Le mot de la fin pour Darmanin : CHEH!

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